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Les Nombreuses vies de Frankenstein

André-François Ruaud

Couverture par Sébastien Hayez

Le Monstre, la Créature : il n’a pas de nom et a désormais emprunté celui de son créateur, le docteur Frankenstein ! Né dans les premiers soubresauts des expériences électriques, des rêves vitalistes d’un savant qui croyait pouvoir donner la vie à une construction de chair morte, le monstre de Frankenstein c’est le mythe prométhéen renouvelé alors que débute à peine la révolution industrielle. Entre perruques poudrées et premiers engins à vapeur, coups de foudre et peurs primordiales, la créature de Victor Frankenstein s’est frayé un chemin dans l’inconscient collectif, jusqu’à devenir une des figures les plus reconnaissables de l’horreur moderne — mais c’est aussi un être de chair et de sang, au destin passionnant.

Autant il est facile de faire une impasse sur un livre quand on est étudiant, autant c’est impossible quand on est prof. Il y aura toujours un petit malin dans la classe pour sentir que vous ne l’avez pas lu et vous coincer un jour ou l’autre. Donc il a fallu que je le lise et j’ai découvert que c’était un grand livre.

Stephen King

D’une iconographie très fournie et originale, ce volume propose une biographie détaillée de la créature du docteur Victor Frankenstein, mais aussi de la romancière Mary Shelley, du poète Percy Bysshe Shelley, de lord Byron et de leur entourage, avec des liens avec monsieur de la Mettrie, Erasmus Darwin, les Illuminati et le docteur Moreau. C’est tout l’imaginaire d’une fin de XVIIIe siècle marquée à la fois par l’esprit gothique, le romantisme et les débuts de la révolution industrielle qui se déploie ici, flamboyant, sur fond d’anatomie fantastique, de conspirations Illuminati et de troubles bonapartistes. Un des premiers mythes de la science-fiction, et l’aube de l’ère des savants fous.