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Le camphrier dans la ville flottante

Nicolas Labarre

Couverture par Melchior Ascaride

Ils traversent ensemble l’Atlantique au cœur d’un navire monumental, une ville flottante, brutaliste et vétuste, percée de couloirs sombres, de frontières tacites et d’enclaves invisibles.

Malgré l’usure du monde, malgré la crise de l’information, Catherine Quine, accompagnée d'un réalisateur et d'un scénariste, a embarqué pour rencontrer le reclus des ponts supérieurs, l’ambassadeur du vieil Hollywood, et signer le contrat le plus juteux de sa carrière, celui qui rétablira le contact entre les vieilles industries du cinéma d’Europe et des États-Unis.

Cependant, une insurrection fermente dans le ventre noir du bâteau, où les démunis jettent un regard envieux vers les hauteurs, vers ce camphrier que l'on dit trôner au sommet du navire-cité. Une vague d’assoiffés et de laissés pour compte monte inexorablement et pourrait bientôt les emporter à leur tour.

Une belle dystopie jouant dans un même registre que le Transperceneige, tendue et originale.