Dix mille lieues sans le vouloir

Jules Lermina

Découvrir au début du troisième millénaire l’œuvre de l'écrivain Jules Lermina (1839-1915) ouvre au lecteur ébloui un coffre aux multiples trésors.


Il était polygraphe ce monsieur né au XIXe, mort le siècle suivant, et tâta de tous les genres et de toutes les péripéties de son temps : journaliste sur le terrain, vulgarisateur de l'Histoire, romancier populaire et feuilletoniste, militant politique, connaisseur des littératures nouvelles, l'anticipation et le récit criminel, critique féroce... Il avança dans la vie curieux et l'esprit ouvert, et comme beaucoup d'intellectuels et de scientifiques, s'intéressa à l'occultisme. Il avança armé de sa seule plume dans tous les domaines des Lettres, égratigna au passage des sensibilités exquises de personnages respectables et, sans attacher plus d'importance à leur air scandalisé, s'obstina à fréquenter les bas-fonds comme les sociétés plus littéraires, ou même les amateurs de table tournante, pour écrire des vulgarisations, des dictionnaires d'Histoire, ou consacrés aux anarchistes, ou encore d'argot ; et des fictions, des nouvelles, des romans d'aventures de tous les genres.


Dix mille lieues sans le vouloir date de 1903, roman d'aventures fortement mâtiné d'éléments policiers, qui suit les tribulations effarantes d'un jeune homme dont l'on essaye de faire disparaître jusqu'à l'identité, suite à un scandale bancaire. Entre la France et l'Allemagne, le pauvre Jean sera balloté, est-il fou, quel son nom, que lui arrive-t-il ?


Dramatique, outré, astucieux, un bel exemple de l'art du roman feuilleton d'antan. Après L'Effrayante aventure et le doublé Enterrée vivante / Rocabol le bandit, les Moutons électriques poursuivent leur redécouverte de Jules Lermina, un auteur que nous aimons suivre... en attendant quelques autres trésors !

Tirage
relié sous couverture rigide toilée grise avec fer or sur le dos et jaquette couleur
numéroté à 50 exemplaires + 10 hors commerce