Même pas mort

Rois du monde, 1

« la bibliothèque voltaïque », volume 26

Jean-Philippe Jaworski

Je m’appelle Bellovèse, fils de Sacrovèse, fils de Belinos. Pendant la Guerre des Sangliers, mon oncle Ambigat a tué mon père. Entre beaux-frères, ce sont des choses qui arrivent. Surtout quand il s’agit de rois de tribus rivales… Ma mère, mon frère et moi, nous avons été exilés au fond du royaume biturige. Parce que nous étions de son sang, parce qu’il n’est guère glorieux de tuer des enfants, Ambigat nous a épargnés.

Là-dessus, le temps a suivi son cours. Nous avons grandi. Alors mon oncle s’est souvenu de nous. Il a voulu régler ce vieux problème : mon frère et moi, il nous a envoyés guerroyer contre les Ambrones. Il misait sur notre témérité et notre inexpérience, ainsi que sur la vaillance des Ambrones. Il avait raison : dès le début des combats, nous nous sommes jetés au milieu du péril. Comme prévu, je suis tombé dans un fourré de lances. Mais il est arrivé un accident. Je ne suis pas mort.

Jean-Philippe Jaworski a suivi des études de lettres et enseigne le français en lycée, dans la région de Nancy. Il a collaboré au magazine Casus Belli, créé Tiers Âge, un jeu de rôle gratuit sur la Terre du Milieu, et Te Deum pour un massacre, un jeu de rôle historique sur les guerres de religion. Après Janua Vera, son premier recueil de fictions, et Gagner la guerre, son premier roman devenu best-seller, il poursuit son remarquable chemin avec cette série celtique.

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Janua vera (tirage spécial)
Récits du vieux royaume, 1
1. Même pas mort
Roman par Jean-Philippe Jaworski
Iconographie
Couverture par Sébastien Hayez

(…) Même pas mort est indéniablement une réussite : de par son cadre, sa langue ou encore son histoire faussement classique, ce roman place définitivement Jean-Philippe Jaworski dans la catégorie des meilleurs auteurs actuels de fantasy française et prouve que cette dernière, loin des clichés de sa consœur américaine, arrive sans cesse à se renouveler, à surprendre et à partir dans des directions inattendues. À lire de toute urgence.

ActuSF

(…) C’est la première des grandes qualités de ce livre : sa maîtrise absolue. Bien que le roman s’enroule sur lui-même au fil des pages comme une spirale, semble se perdre parfois dans des épisodes de la vie de son héros, pour mieux rebondir ensuite, tout semble d’une fluidité exceptionnelle. On ne s’ennuie pas une seconde et l’on en perd par une miette. La technique de l’auteur est sur ce plan véritablement bluffante et elle conduit à un récit dans lequel la frontière entre la réalité et l’imaginaire apparaît parfois floue. Bluffant. Vraiment…

L’autre qualité, c’est que les personnages sont follement attachants. D’enfants à hommes, et vice et versa, Bellovèse et son frère explorent leur univers celtique comme l’auteur les explore lui-même. On sent leur envie de gloire, leur attachement à leur bout de pays, le poids de leur histoire familiale, les mystères environnants à découvrir… On les voit grandir et s’ouvrir au monde, avec des succès et des revers, avec de la fougue et pas toujours d’intelligence. C’est passionnant parce que Jean-Philippe Jaworski vise juste sur ce plan. Ces deux héros sont crédibles et le processus d’identification fonctionne à merveille.

Même pas mort annonce une trilogie brillante. Ce premier tome est exceptionnel, largement du niveau de Gagner la Guerre, au-dessus même dans sa construction. Quelle chance pour tous les amateurs de fantasy d’avoir un écrivain de ce calibre !

ActuSF

(…) La fantasy de « Même pas mort » emprunte naturellement beaucoup aux croyances Celtes. « Gagner la guerre » était tout juste teinté de fantasy (un peu de nécromancie par ici et des elfes utilisés à contre-emploi par-là). Dans son nouveau livre, Jaworski accorde une place bien plus importance, et peut-être même centrale, à l’imaginaire. Dans « Gagner la guerre », l’intrigue aurait pu, sans difficulté, se passer des éléments de fantasy disséminés dans le texte. C’est impensable dans « Même pas mort » où ces éléments jouent un rôle absolument déterminant. Un mot enfin sur les qualités stylistiques du texte, qui ne sont pas une surprise pour ceux qui ont déjà lu Jaworski. A noter cependant, qu’à l’exception des dialogues, où l’on peut retrouver le langage parlé qui avait fait le succès de « Gagner la guerre », le style est ici beaucoup plus élevé, plus aérien ce qui renforce l’impression d’une réalité totalement imprégné d’imaginaire. Ce premier tome est, vous l’aurez compris, une réussite, un parfait lancement pour la trilogie. Ce premier tome est naturellement une ouverture mais il est aussi une fermeture : il a une cohérence interne très forte et s’achève sur une rupture fondamentale dans la vie de Bellovèse.

Babelio

(…) Et voilà Jean-Philippe Jaworski, l’homme qui ne se trompe jamais. Excusez du peu, à force de lire, on perd certaines bonnes habitudes glanées à l’époque de nos découvertes adolescentes des Zola, Balzac, Maupassant et Flaubert. Lire Jean-Phiippe Jaworski, c’est redécouvrir qu’une phrase peut être belle et efficace, longue et rythmée, poétique et vulgaire. (…)

Babelio

Je me suis longtemps demandé comment j’allais pouvoir parler de Même pas mort !

Ce livre n’est à mes yeux que sensations : un conte onirique où se mêlent réel et surnaturel…Un conte où l’on doit goûter chaque phrase pour en apprécier la saveur.

On nage dans ce roman en pleine culture celte, un monde magique, où l’on rencontre des druides, des devineresses qui parfois peuvent se tromper et bouleverser le destin de l’homme, d’un royaume. (…)

Chroniques des temps futurs

(…) Cela dit, l’une des forces de l’auteur demeure liée à ses personnages : chacun porte le poids de ses doutes, de ses actes passés et de ses choix, ce qui leur donne un vrai cachet et une dimension humaine palpable. Mais ce sont surtout les femmes qui sont à l’honneur dans ce volume. Leurs différentes figures (la mère, l’amante, etc…) s’inscrivent en filigrane tout au long du livre, pour mieux marquer les esprits et poser leurs marques sur le destin des héros, étroitement concernés. Des personnages solides, une plume évocatrice qui nous donne l’impression d’assister à un banquet ou bien de fouler l’herbe couverte de rosée d’un sous-bois à la poursuite d’un rêve, une intrigue qui ne prend pas par la main son lecteur et lui demande quelques efforts d’immersion pour mieux parcourir ce monde, entre histoire et fantasy onirique… Les satisfactions se révèlent nombreuses, aucun doute là-dessus. Celles et ceux qui redoutaient peut-être cette nouvelle étape dans un parcours sans faute peuvent relâcher leur souffle. Alors, certes, le roman est court, on l’a déjà dit, mais notons qu’il est avant tout d’une grande cohérence et qu’il n’est pas nécessaire de broder sur 800 pages pour réussir à créer une trame de grande ampleur. (…)

Elbakin

(…) Après deux romans remarquables et remarqués, un recueil de nouvelles et plusieurs autres au fil de différents recueils ; on s’aperçoit que certains thèmes traversent son écriture. En amateur éclairé de jeux de rôles (ses premiers récits), il porte une attention particulière à l’apprentissage – du personnage mais également du lecteur qui découvre ces univers - et au roman d’initiation. Récits à la première personne, immersion forte, techniques de flash-back et flash-forward, … les textes du démiurge du Vieux Royaume offrent à son auditoire une expérience en plus d’une lecture. Plusieurs extraits ou passages – au cœur de Même pas mort et de son oeuvre générale - s’apparentent au récit d’épouvante, d’autres au polar -genres participatifs par excellence.

À l’instar d’augustes légendes gauloises, la saga et les héros des Rois du monde vibreront longtemps dans vos pensées, bien après avoir fermé le livre, faisant de vous les grands hérauts de ce livre.

Fnac.com

(…) La force de Jaworski est de mêler habilement historique et romanesque. Même pas mort est un roman très bien documenté, mais dont la fonction première est de vous happer dans un univers littéraire somptueux, empli de batailles épiques, de destinées grandioses, de héros grandiloquents et d’une mythologie enchanteresse. Bellovèse, personnage fougueux, exalté nous entraîne dans un récit digne de légendes arthuriennes (qui prennent place plus de cinq siècles plus tard). Et c’est sans compter cette plume de l’auteur, fouillée et luxuriante. J’aime comment Jaworski déploie ses phrases d’une beauté singulière, avec un vocabulaire riche, alternant entre le soutenu et le familier, mélangeant mots d’argots d’hier et d’aujourd’hui, et modelant ce style (Jaworskien?) qui soutient le roman du premier au dernier mot, lui donne encore plus de saveur. La narration aussi, un peu emmêlée, qui déchire le voile du temps et balade son lecteur d’une époque à une autre à travers les fièvres, les visions et les rêves de Bellovèse. (…)

La Librairie Fantastique

(…) Même pas mort est un récit de forte houle, qui joue avec la chronologie et les durées, entre épopée et anamnèse, tenant à la fois du roman d’initiation (érotique et féerique) et de la saga guerrière nourrie de véracité historique et archéologique ; un récit où des personnages de «haute pâte» ne se limitent pas à quelques traits saillants, mais émeuvent par une forte profondeur affective (…) ou de puissants ressorts comiques et parthétiques (…). A côté des scènes d’assauts et d’embrouilles familiales shakespeariennes, l’auteur sait ménager des espaces contemplatifs où ses héros, confrontés au pur spectacle de la nature, rayonnent d’un «sentiment océanique» au panthéisme souvent sublime. (…)

Le Monde

(…) «Même pas mort» est également un récit très différent de «Gagner la guerre». Si ce dernier raconte l’histoire d’un assassin gouailleur à la gueule de travers, «Même pas mort» offre un récit plus simplement initiatique mais à la construction intéressante. Pour moi, «Même pas mort» est plus abouti que «Gagner la guerre», essentiellement au niveau de l’écriture et de la construction du récit. Autre point fort de ce roman : pouvoir donner autant et offrir un récit aussi riche et immersif en seulement 300 pages. Preuve encore qu’un récit, découpé en trilogie, bien travaillé n’a pas besoin de 600 pages pour entrer dans l’histoire. Être déjà si loin dans le développement du personnage alors que ce n’est que le premier tome d’une trilogie est impressionnant. Mais faut-il encore ajouter que Jean-Philippe Jaworski c’est la grande classe en fantasy, le haut du panier, voir ce qui se fait de mieux dans le genre selon moi. Un roman tellement bon que rien qu’à écrire cette chronique, cela me donne envie de le relire. Et ne peut-on faire meilleur compliment à un auteur que de lui dire que l’on a lu et relu son roman? Un défaut? Devoir attendre si longtemps pour avoir la suite !

Par ailleurs, et pour conclure, n’oublions pas le réel bon travail d’éditeur des Moutons électriques qui a choisi d’éditer un roman en hardcover. Un livre profitant d’une vrai reliure et d’une mise en page intéressante ce qui change de certains livres vite assemblés, vite mis en page et dont la couverture se dépellucide en un rien de temps. Bref, un ouvrage de bonne qualité physique en plus d’être un livre de haute qualité littéraire !

Naufragé volontaire

(…) Même pas mort est donc un gros morceau de fantasy, pas par la taille puisque le roman est plutôt court, mais par sa qualité, sa documentation et son ambiance. Plus que d’un nouveau roman de fantasy celtique, on devrait parler d’un roman de fantasy gauloise, car il s’agit bel et bien de la culture au centre de ce roman, celle qui en fait tout le charme et permet à Jean-Philippe Jaworski de nous livrer un roman étonnant.

Psychovision

(…) Nous sommes bien loin de la Renaissance italienne fantasmée du « Vieux Royaume » : Même pas mort adopte en effet pour cadre l’antiquité celte (ou gauloise). Ce qui pouvait faire un peu peur, peut-être : c’est qu’on en a bouffé, du celtique, en fantasy, et que la concurrence est donc rude (voyez, par exemple, le cycle de « La Forêt des Mythagos » de Robert Holdstock, auquel je n’ai pu m’empêcher de penser ici ou là, l’importance du cadre sylvestre et des êtres étranges habitant la forêt y étant pour beaucoup). Mais Jaworski sait utiliser ce décor de main de maître, notamment en ce qu’il use de ce pour quoi il est tellement doué : le réalisme le plus poussé. Même pas mort, ça sent la grosse documentation salaambesque, qui se traduit notamment par un style, certes délicieux (j’y reviendrai) (et vous aussi), mais qui ne rechigne pas à faire étalage de mots rares. Et, en même temps, l’aspect le plus ouvertement fantaisiste est probablement plus sensible ici que dans la plupart des récits du « Vieux Royaume »… L’auteur jongle avec ces deux tendances avec une adresse qui n’appartient qu’aux meilleurs. C’est normal, C’EST le meilleur. (…)

Welcome to Nebalia

(…) Mais l’auteur réussit ainsi à nous faire ressentir et partager les émotions sans doute éprouvées par leur auditoire quand les bardes, autour d’un feu craquant et crépitant aux flammes projetant des ombres vacillantes sur les murs, contaient avec lyrisme ces épisodes, cette stupeur et cette frayeur mystiques les saisissant face à un univers où tout était magique. J’ai aussi découvert la prégnance de cet héritage indo-européen dans notre culture car ce fonds était commun avec celui des Grecs, autre branche des peuples originels indo-européens (les racines linguistiques par exemple sont communes). En outre la description minutieuse des moeurs, des habits et de la société celte, celle des divisions intestines entre tribus et de la politique des rois, la truculence et le sens de l’honneur chatouilleux et pointilleux des hommes et des femmes, tout cela vous prend et donne une vie et un relief au roman peu communs. Il faut lire de suite cette «Première Branche» de «Même pas mort», qui se déroule comme comme une tragédie grecque antique, où drames familiaux et destins déjà écrits sont assumés avec grandeur et résignation. Impossible de reposer ce livre avant la dernière page, merci M. Jaworski !

Jean-Luc Rivera

1. La rentrée de la fantasy française - fichier promo
par Jean-Philippe Jaworski
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