Moscou, dans un futur en retard sur le nôtre. Manya et Vinkenti sont deux urgentistes de nuit qui circulent à bord de leur ambulance volante de classe Jigouli. La Russie a subi un brusque infarctus politique, entraînant le pays tout entier dans une lente agonie économique et une mort clinique quasi certaine. Le duo d’ambulanciers est donc le témoin privilégié de la dégradation des conditions de vie des Russes. Surtout que leurs propres emplois sont menacés par une compagnie européenne qui s’implante à Moscou sans vergogne.

Et puis un soir, on leur attribue un stagiaire, Méhoudar, qui n’est même pas vraiment russe, selon leurs standards. Ils vont quand même devoir lui apprendre les ficelles du métier.

Après la cité médiévale déliquescente de Wastburg, Cédric Ferrand revient avec une surprenante fiction qui allie la force de l’uchronie et le choc du rétro-futurisme avec le suspense du roman noir, pour une intrigue au rythme crescendo.

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Couverture par Prince Gigi

(…) On touche d’ailleurs ici à un des plus gros points forts du roman, si ce n’est le plus gros. Cédric Ferrand a beau nous balader dans une ambulance pour noue inclure dans la petite vie de Méhoudar, Manya et Vikenti, c’est aussi ce qui se passe autour d’eux et ce que l’on entrevoit de cette société russe dystopique (voir uchronique) qui donne une grande part de son intérêt au récit. On découvre par exemple une nouvelle donne géographique avec une Sibérie indépendante ou une redéfinition de l’histoire de l’incident de Tchernobyl. Viens ensuite la multitude de petits détails qui font mouche, d’un simple récit de facteur jusqu’à l’évocation d’un journal révolutionnaire, Cédric Ferrand installe un background passionnant en bon expert de jeux de rôles. Heureusement, l’auteur français ne retombe pas dans l’autre travers de Wastburg et choisit cette fois de concentrer son histoire autour de trois personnages (voir quatre si on ajoute l’irascible Saoul). Grâce à ce choix, le lecteur s’attache davantage aux protagonistes et peut plus facilement suivre les péripéties des héros (ou anti-héros, c’est selon). Rapidement, en creusant la psychologie et l’histoire de chacun, Sovok devient attachant. (…)

Just a Word

§…) Ce sont tous ces thèmes qui sont violemment arrachés des immeubles voisins de chez vous et intégrés à coups de chevrotine dans les pages fébriles de Sovok. Je reviendrai enfin rapidement sur le style de Cédric Ferrand, unique et puissant, donnant un élan formidable à un propos déjà doté d’une pertinence folle. Alors oui, la lecture de Sovok renferme tout cela, et bien plus. Mais il est possible d’apprécier l’ouvrage sans être accablé d’idées noires. Car, malgré tout, malgré les péripéties et les malheurs, c’est toujours une idée positive et porteuse d’espoir qui se dégage des interlignes. En dépit d’une société en déliquescence, à l’abandon, les moscovites trouvent toujours une voie de sortie, un chemin pour s’en sortir. (…)

La Faquinade

(…) Sovok se révèle donc une lecture très fraîche, avec le style propre à Cédric Ferrand qui ne déçoit pas avec ce deuxième roman dans la même veine que Wastburg d’un point de vue de la forme mais radicalement éloigné du point de vue du fond. Encore plus que dans la cité fantasy précédente, Sovok incite fortement le lecteur à vouloir revenir dès que possible dans cette Moscou en proie aux foudres du post-soviétisme déliquescent.

La Tête en l'ère

(…) Avec un humour pince sans rire qui n’a l’air de rien, mais qui fait tout, l’auteur nous fait rentrer de plein pied dans cet état totalitaire et corrompu où, entouré d’un vent glacé et incisif, le peuple survit de bout de ficelles et de petites magouilles. Même s’il n’y a pas vraiment d’intrigue, on ne s’ennuie pas une minute. Sovok est un instantané, quelques moments volés dans la vie de nos trois protagonistes, témoins privilégiés d’un monde en déliquescence. On dit parfois de certains chanteurs qu’ils ont une voix, Cédric Ferrand a, lui, indéniablement une plume. (…)

Les pipelettes en parlent

(…) Sovok de Cédric Ferrand est donc un roman exceptionnel en tous points. Que ce soit éditorialement, scénaristiquement, stylistiquement, tout est bien en place pour que le lecteur prenne un réel plaisir à pacourir les pages de ce que je vois comme un roman qui va avoir l’opportunité d’être nominé à pas mal de prix cette année…

Mythologica

(…) Infatigable guide touristique, Cédric Ferrand invite le lecteur à le suivre à travers une succession de vignettes, d’interventions, qui présentent des facettes variées de la réalité moscovite. De la paperasse omniprésente aux pots de vins pour réserver des places à l’hôpital, du coiffeur gratuit à la crise d’épilepsie mortelle dont le caractère accidentel évident n’évitera pas au veuf éploré un séjour dans les locaux de la milice, de l’incendie bien étrangement éteint à la distillerie clandestine en appartement, rien ne sera épargné au bizut Méhoudar. Pas même les problèmes personnels graves de ses collègues, ni des troubles politiques qui ne le sont pas moins. Mais d’éventuels troubles politiques, il vaut mieux ne pas parler. Qui garantit qu’ils sont autre chose que des rumeurs malveillantes colportées par l’étranger ?

Il y a un fil rouge dans «Sovok», et pourtant chaque intervention est une histoire en soi. Aucune trop longue, aucune bâclée. On lit donc dans la sérénité, récit par récit, sachant qu’à la fin de chaque vignette on peut choisir d’interrompre la lecture ou de s’en envoyer une de plus dans le gosier. C’est à la carte. Le client est roi.

Le tout est drôle, dépaysant, bien vu, raconté sur un ton pince sans rire qui fait ressortir l’ironie des situations bien plus que ne le feraient de gras éclats de rire. Fin aussi, souvent. On notera notamment une description brève mais fort juste des modalités d’un entretien d’embauche et le traitement très délicat d’une scène de fin de vie. (…)

Quoi de neuf sur ma pile ?

(…) Ferrand montre visiblement un attachement, comme dans Wastburg, pour l’homme de la rue, pour la vision de la Grande histoire par la petite porte. Il balade ainsi, dans Sovok, ses personnages de galère en galère construisant le portrait d’une Moscou sur le point de sombré sous le poids du libéralisme, de l’administration et des magouilles des politiciens. Le roman est agréable à lire et le lecteur s’attache aux trois pauvres urgentistes qui dégustent sévèrent. Arrivé à la fin du roman, je n’aurais qu’un souhait : une nouvelle présentant le quotidien des urgentistes européens de Last Chance ! (…)

Reflets de mes lectures

(…) une uchronie intimiste. L’auteur réussit à nous faire aimer ses personnages avec tous leurs défauts, et à nous faire vivre la grande Histoire en passant par la petite histoire de trois habitants de cette Russie futuriste mais qui semble immuable : froide, corrompue et en révolution permanente. (…)

Un papillon dans la lune

(…) Quand on pense ambulance, on pense urgence, santé, vie ou mort. Les pinailleries des arcanes administratives imposent une lenteur contradictoire, la réalité du terrain fracassent les espoirs de toute façon moribonds. Il se passe une foule de choses durant cette semaine, certes rien qui élève la race humaine. Mais les vies sauvées se comptent sur les doigts d’une main. D’un autre côté, les vrais actes médicaux ne sont pas légion, l’équipe fait plus souvent de la bobologie ou du reboutage. On en vient vite à adopter le dégoût de Manya pour ce qu’elle pratique, et qu’elle peine à appeler de la médecine, faute de matériel, de moyens, de prise en charge, ce sont parfois ses patients qui refusent d’être soignés.

Martin Scorcese avait marqué les esprits avec son film « À tombeau ouvert », avec Nicolas Cage intense dans un de ses rares bons rôles, en ambulancier dépressif, possédé par son sacerdoce, drogué à l’adrénaline, plongeant dans les plus noirs abîmes à chaque échec, à chaque décès. Cédric Ferrand nous offre avec Sovok une désacralisation totale de cette image de saint guérisseur. (…) Je ne sais pas à quel genre Cédric Ferrand s’attaquera ensuite. Mais j’ai déjà hâte de le lire. Sovok m’a emporté comme l’avait fait Wastburg, sans savoir où j’allais, découvrant à chaque page, pour mon plus grand bonheur, que le pire n’était jamais certain.

Yozone

(…) Moscou, dans un futur indéterminé qui est en fait un hier reconduit. On suit durant une semaine les interventions d’une équipe médicale d’urgences à travers la ville, et dans la variété des cas pathologiques rencontrés. On pense un peu au film de Scorcese « À tombeau ouvert », pour s’en écarter aussitôt. Car comme le disait ces jours-ci Alexandre Orlov, ambassadeur de Russie chez nous : « L’Amérique propose un modèle libéral ; la Russie, eh bien, c’est toujours la Russie. » Précisément ce qui est excellemment rendu dans le roman de Ferrand. Il s’agit d’une uchronie mais dont l’intérêt tient moins aux changements issus du point de divergence – ce qui me paraît essouffler actuellement le genre – qu’à la résistance du réel au changement. La pesanteur de ce qui est en tant qu’elle contrarie ce qui devrait être. Sovok est ainsi une uchronie de ce qui est sans avoir été. Nostalgie des lendemains qui chantent, l’aujourd’hui déchante et déjante, car oui, les ambulances n’ont pas de roues. (…)

Xavier Mauméjean

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