Car les temps changent

« Hélios », volume 6

Dominique Douay

Une fois par an, lors de la nuit de la Saint-Sylvestre, arrive le Changement. Tout change : les identités de chacun, les professions, les statuts sociaux... Le riche peut devenir pauvre, le pauvre peut devenir riche, tout change. Un an seulement pour venir cette vie-là, avant le prochain Changement : cette fois, l’année était 1963, quelle sera la prochaine ? Paris est une gigantesque spirale à étages et la réalité n’a plus rien de solide.

Dominique Douay, écrivain d’origine lyonnaise, fut l’une des plumes françaises les plus en vue durant les décennies 1970-80, récompensée par deux Grand Prix de la SF Française (1975 et 1989). Il fait aujourd’hui son retour ! Fidèle à son inspiration “dickienne”, Douay joue dans ce roman inédit du trouble de la réalité et des fantasmes de l’histoire, dans la plus pure veine d’un Philip K. Dick.

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[…] Un roman dickien, mieux, « dans la plus pure veine d’un Philip K. Dick », proclame la quatrième de couverture. Ce n’est pas douteux. Pourtant, et c’est heureux, le ton de Dominique Douay n’est pas celui de Philip K. Dick : les deux auteurs ne sont pas interchangeables comme le sont, ou devraient l’être, les personnages/acteurs de « Car les temps changent ». Il y a dans le roman de Dominique Douay une espèce de dureté que je n’ai pas l’impression d’avoir rencontrée si souvent chez Dick, ou en tout cas, qui s’exprime différemment. Le désespoir qui découle de la déstabilisation y est plus tranchant, plus cruel, serais-je tenté d’écrire, qu’avec le Maître américain, chez lequel une certaine dérision tempère l’angoisse. La déstabilisation selon Dominique Douay me semble plus systématique, plus implacable encore que chez Dick. C’est une force de l’auteur, mais attention, le lecteur peut y laisser des plumes, s’il est trop sensible, s’il est trop influençable. C’est une boisson forte. Très forte. […] On ne peut pas, à mon sens tout au moins, parler de surréalisme à propos de ce roman glaçant, à la construction si totalement maîtrisée, au mécanisme d’horlogerie si parfaitement huilé. En revanche, pour rester sans les mots en « isme », , on pourra parler de pessimisme. Car les temps changent n’est pas seulement une boisson forte : c’est une boisson amère. Très amère.

ActuSF

(…) Car les temps changent est un roman diablement et efficacement déroutant. Pour autant, cela ne veut pas dire que le lecteur sera égaré en cours de route, quand bien même, tel un Philippe K. Dick auquel on ne peut manquer de l’associer, Dominique Douay se joue de la réalité… ou de l’idée que l’on se fait de la réalité, allez savoir… Le rapprochement avec Dick paraît pour la peine évident, mais sous la brûlante et brillante écriture de l’auteur, j’ai aussi retrouvé l’inventivité et la folie d’un Boris Vian. Dans les images parfois, dans la représentation de Paris, le vertige des Citésobscures de Peeters et Schuitten, les perspectives d’un Escher… (…) Sans dénigrer l’intensité de son récit, Dominique Douay nous invite aussi à emprunter des pistes de réflexion variées ayant trait au contrôle des masses, à la propagande et, indéniablement, à la place de la liberté individuelle dans la société, à ses enjeux, ses limites… brillant de bout en bout.

BiblioMan(u)

Un retour extrêmement réussi, un de ces romans de science-fiction fondé sur une idée excitante (…) Douay tire de ce dispositif toutes les conséquences. La science-fiction c’est une capacité à rendre l’imagination logique, c’est-à-dire à aller encore plus loin dans le mystère, par la déduction, et Douay maitrise cet art avec beaucoup de brio.

France Culture

(…) Univers truqué, retour sur sa vie antérieure (via la répétition d’une même année), isolation radicale du protagoniste — comme L’Impasse-temps, roman de Douay des années 1980, récemment réédité chez Hélios —, découverte finale (et ambiguë) du marionnettiste : Douay reste fidèle à ses fondamentaux. Tout au plus notera-t-on une légère touche de steampunk dans le décor low-tech du Paris recomposé, et un clin d’œil nostalgique aux succès musicaux de l’année 19631, cités avec une précision documentée. (…)

KWS

Ce court roman de Dominique Douay marque le retour à la fiction d’un auteur ayant marqué le genre, en France, dans les années 1970 et 1980. Par rapport à L’Impasse-Temps, on retrouve la même voix puissante, le même style maîtrisé, et l’influence de Philip K. Dick. Le roman tire son titre d’une chanson de Bob Dylan, et sera un des leitmotivs de l’œuvre, ainsi que d’autres chansons des années 1960. Nous sommes à Paris, en 1963. Mais quel Paris et, on sera vite amené à se le demander, quel 1963 ? Car, si les temps changent, s’agit-il d’un véritable changement, ou d’un éternel retour ? (…) En définitive, ce roman n’est pas une bouffée d’air frais, puisque l’air qu’on y respire est pour le moins oppressant, mais une vision un peu neuve sur un des vieux poncifs de la SF, celui d’une société future idéale mais pas tant que ça, la dystopie qui découle d’une utopie trop parfaite. S’y ajoute le questionnement, constant chez les émules de Dick, sur la nature de la réalité, et la solidité d’une identité qui se conçoit comme un rapport au réel. L’être-au-monde est fondé sur une planche savonneuse, qui ne laisse finalement que peu de prise au bonheur, une fois gratté le vernis qui recouvre la terne réalité.

Librairie Trollune

(…) Rat prisonnier de labyrinthes imbriqués dans le temps, l’espace et dans sa propre psyché, le personnage livré à lui-même, finalement brave petit soldat d’un conflit qui le dépasse, n’en finit pas de tenter de percer les murs, de créer des issues s’il le peut. Il explore son univers réduit à une maquette instable, un décor superbe et décadent dont j’ai apprécié chaque détail, lorgnant vers un surréalisme discret, et l’échappée finale en roue libre, sans concession pour un happy end ridicule. Je ne peux m’empêcher de m’introduire dans l’univers très personnel de la science-fiction de Dominique Douay, une effraction qui explique l’introduction conjuguée à plusieurs temps, caprice de lectrice s’accaparant quelques instants les dédales qui lui appartinrent un peu durant quelques heures. (…)

Cirroco Jones

(…) Un roman dickien, mieux, « dans la plus pure veine d’un Philip K. Dick  », proclame la quatrième de couverture. Ce n’est pas douteux. Pourtant, et c’est heureux, le ton de Dominique Douay n’est pas celui de Philip K. Dick : les deux auteurs ne sont pas interchangeables comme le sont, ou devraient l’être, les personnages/acteurs de « Car les temps changent ». Il y a dans le roman de Dominique Douay une espèce de dureté que je n’ai pas l’impression d’avoir rencontrée si souvent chez Dick, ou en tout cas, qui s’exprime différemment. Le désespoir qui découle de la déstabilisation y est plus tranchant, plus cruel, serais-je tenté d’écrire, qu’avec le Maître américain, chez lequel une certaine dérision tempère l’angoisse.

La déstabilisation selon Dominique Douay me semble plus systématique, plus implacable encore que chez Dick. C’est une force de l’auteur, mais attention, le lecteur peut y laisser des plumes, s’il est trop sensible, s’il est trop influençable. C’est une boisson forte. Très forte.

Le prérequis du monde où évoluent les protagonistes de « Car les temps changent », à savoir le phénomène du Changement, est déjà déstabilisant en lui-même. Essayer de vous l’imaginer : au Changement d’année, vous vous réveillez une autre année (2015, 1963, 1970, pourquoi pas 2027 ?), dans le corps d’un autre Parisien (pour plus de facilité dans cette expérience de pensée, les non-Parisiens peuvent imaginer la ville la plus familière de leur choix), et vous allez vivre sa vie, pendant un an… Cette idée effarante est parfaitement intégrée, dans la société décrite par Dominique Douay. Maintenant, imaginez que ce rituel obligatoire, auquel vous êtres parfaitement habitué (depuis quand ? on ne sait…) ne fonctionne plus pour vous : c’est la déstabilisation dans la déstabilisation. (…)

Joseph Altairac

(…) Souvent prenant, parfois facile, ce roman est une lente dérive à travers des sensations, des impressions que projette l’auteur sur l’écran noir de ses regrets. Nostalgie inversée d’une société d’avant 1968, il en déforme les images, porte un regard caustique sur un passé qu’il n’aurait pas, ou aurait aimé, utilise même jusqu’à saturation le vocabulaire de l’époque. (…)

Philippe Curval

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