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Paris est une bête

Nelly Chadour

Couverture par Melchior Ascaride

Paris, années 1980.

Le jour, les étudiants en colère battent le pavé au rythme des guitares de rock gothique et scandent des rêves de justice.
La nuit, les néons laissent place aux halos pâles des lampadaires et des phares d’étranges policiers à moto.
Dans les appartements, les téléviseurs déversent leurs programmes indigents et dévorent parfois plus que l’esprit des spectateurs.
Dans les cellules de la Santé, des détenus hurlent quand rôde une horreur pire que les matons.
Et dans les catacombes, de mystérieux Algériens s’activent à protéger la ville qui les répudie d’une antique créature kabyle.

Entre cinéma d’horreur eighties et American Gods de Neil Gaiman, Paris est une bête dresse un portrait cruel et vorace de la vie de la capitale. Loin des néons clinquants et des nappes de synthétiseur, plongez dans le ventre de Paris, où les ” années fric et frime ” cachent les années “flippe et frousse”.